
1) Épuisement étudiants étrangers en France
On parle souvent de l’expérience étudiante à l’étranger comme d’une chance, d’un privilège. C’est vrai. Mais ce qu’on dit moins, c’est ce que cette chance coûte. Derrière les visas obtenus, les cours suivis, les “tu devrais être reconnaissant”, il y a une fatigue silencieuse. Un épuisement qu’on ne montre pas toujours, mais qui s’installe, jour après jour. Parce que partir, ce n’est pas seulement changer de pays. C’est aussi porter tout ce qu’on ne dit pas.
2) Pression invisible
Silence imposé
- Tu souris en cours,
- Tu fais semblant d’aller bien.
- Mais parfois, une fois rentrée, tu t’écroules,
- Sans vraiment comprendre pourquoi.
- Parce que ton corps est épuisé,
- Parce que ton cœur est resté loin.
- Et même quand tu es entourée,
- La solitude s’invite silencieusement.
Fatigue invisible
- Tu n’as pas appris à dire que ça ne va pas.
- Et en plus, tu n’oses pas.
- Parce qu’on t’a appris à être forte.
- Parce qu’on t’a répété que ça va passer.
- Parce que chez toi, aller voir un psy,
- c’est encore un tabou, un signe de faiblesse.
- Il ne faut surtout pas en parler selon toi.
Briser le silence
- Oui, tu as le droit de craquer.
- Oui, tu peux demander de l’aide.
- Oui, tu peux consulter un psy.
- Tu y as droit et c’est très souvent pris en charge par la sécu sous condition.
- Il suffit juste d’oser faire le premier pas.
- Et de te rappeler que ta santé mentale compte autant que tes études.

3) Les signes des étudiants étrangers
Quand tu arrives ici, tout est à refaire. Il faut apprendre la ville, les horaires de bus, la CAF, Ameli, les files d’attente, le regard des autres. Tu viens pour étudier, mais tu deviens aussi traductrice, gestionnaire, psychologue de toi-même. Tout ça, souvent seule, avec la boule au ventre de rater un truc important. Et au fond, tu ne peux pas te permettre d’échouer. Parce que tu représentes plus que toi. Tu portes les espoirs de tes proches. Tu portes cette fameuse “chance” qu’il ne faut surtout pas gâcher…
4) Oser dire la fatigue
Entre 2 mondes
- Être étudiante étrangère, ce n’est pas juste “avoir une chance”.
- C’est traverser des montagnes intérieures, souvent en silence
- C’est jongler entre deux cultures
- C’est devoir prouver tout le temps que tu as ta place.
Au-delà des clichés
- Ce que je décris ici, c’est l’épuisement des étudiants, étudiantes, étrangers, étrangères dans toute sa complexité, au-delà des clichés
- Alors oui, c’est un privilège d’être ici.
- Mais ce privilège se paie aussi en solitude, en doutes, en remises en question.
Rompre le silence
- Et si personne ne te l’a dit :
- Tu as le droit de dire que c’est dur
- Tu as le droit de temporiser
- Tu as le droit de prêter attention à toi
- Tu as le droit de prendre soin de toi
- De lever le pied et prendre ton temps
- De reconnaître que ce chemin est lourd.
🌿 Merci pour ta lecture. Si ça te parle, je te conseille aussi cet article :
🙂 Mise à l’écart travaux de Mise à l’écart travaux de groupe : un malaise encore trop silencieux groupe 🙂
Prendre CONTACT
On se retrouve ici
Pour échanger
M’envoyer un message sur LinkedIn ou WhatsApp, ou bloquer un créneau sur Calendly pour qu’on discute tranquille. Hâte de répondre et papoter avec You !